Voyager en voiture en Corse


La voiture reste indiscutablement le meilleur moyen de locomotion pour voyager en Corse. Les distances sont trop peu importantes que pour utiliser l'avion ou le bateau et le chemin de fer est quasi inexistant.

Quoiqu'on en dise parfois, le réseau routier est en général de très bon qualité. Les routes nationales (à 2 voies) sont assez roulantes; la plupart des départementales sont en bon état. Il faut cependant être prudent avant de s'aventurer dans les CC (chemins communaux en pointillés sur les cartes).

Il est recommandé d'utiliser un véhicule léger, maniable et puissant; la grande majorité des véhicules utilisés par les corses sont des Peugeot 206/306, Renaut Clio/Mégane et petites Citroën.

Les distances, en Corse, ne sont pas évaluées en kilomètres mais en temps. Il est bon de savoir que lors de trajets sur les routes nationales (il n'y en a pas  beaucoup) la moyenne horaire est de maximum 40 km/h. Sur les départementales, elle est en général de 30 km/h mais peut assez souvent descendre à 20, voire 10  km/h en raison du nombre inimaginables de virages. A l'exception de certaines nationales qui suivent la côte, la ligne droite n'existe pas en Corse.

En montagne, il n'est pas rare de devoir parcourir 50 km pour relier deux villages distants à vol d'oiseau de 5 km et de mettre plus de 2 heures pour effectuer la liaison en voiture.

Il est également bon de savoir que lorsqu'on s'aventure dans les routes de montagnes de certaines régions il est indispensable de bien contrôler le niveau du carburant et d'emporter eau et casse-croûte.

Lors de notre traversée de la Corse, le 6ième jour, pour nous rendre sur la côte est, nous avons mis plus de 3 heures pour relier  Corte à Linguizetta; distance à vol d'oiseau : 20 km, distance par la route : 55 km. Au cours des 3 heures de route nous avons croisé 1 seule voiture, 2 motos, 3 vélos et une dame à pied (nous ne savons toujours pas d'où elle venait ni où elle allait !). Nous avons traversé un dizaine de village apparemment abandonnés mais n'avons vu ni pompe à essence, ni magasin, ni (surtout) bistro !

Par contre, à la sortie de chaque virage, on est susceptible de rencontrer n'importe quoi. Ci-après liste illustrée de ce que nous rencontré sur les route de montagne:


La matière première pour pour la charcuterie du dîner


Probablement les vestiges du dernier règlement de comptes dans la montagne (impacts de balles dans portière arrière)

Bon baiser de Corse. 

Trace de rouge à lèvre... pardon, de brun à groin laissé sur la portière par un cochon sauvage éperdument amoureux de notre petite Démio. 


Lorsqu'on voyage en voiture dans la montagne corse, il est prudent de se munir d'une boussole. En effet la succession incroyable de virages dans tous les sens ont tôt fait de vous faire perdre la notion de nord et de sud.

Et même si vous disposez d'une bonne carte routière, le parcours n'est pas toujours évident. En effet, les panneaux indicateurs sont nombreux en Corse mais sur la toute grande majorité d'entre eux le nom en français a été badigeonné de peinture par les extrémistes...seul subsiste le nom en corse. Comme sur la carte routière les noms sont indiqués en français et souvent les noms des localités sont très différents en corse et en français .... bon courage !

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