Jour 3 :  13.09.2002 :  La traversée Toulon -> Ajaccio ; nos premiers pas sur l'Ile de Beauté.
 
Lever à 6 heures !!! Déception : il pleut !
Embarquement sur le Mega-Express des Corsica Ferries à 7 heures dans le port maritime de Toulon (sous la pluie).

A 8h15, départ sous un tout petit rayon de soleil. Traversée sous la pluie (voir "Le Conseil du Jour" en bas de page).

"Terre !" à 14h00. Accostage dans le port d' Ajaccio à 15h00.
Mauvaise première impression sur  la Corse car cela ne ressemblait pas du tout à ce qu'on pouvait imaginer; très grande ville, immeubles modernes imposants, embouteillages routiers, etc... De plus, temps pluvieux et froid.

 

Ajaccio

et

le golfe

 
Débarquement puis direction hôtel réservé à Parata sur la Route des Sanguinaires à 8 km d'Ajaccio.
Malgré la pluie qui continue à tomber, tentative de visite de la ville d'Ajaccio. Après 20 minutes de balade sous la pluie, écoeurés, nous décidons de partir vers la montagne.

Nous quittons la ville et prenons, au hasard,  la première petite route qui semble se diriger vers la montagne. Nous suivons cette route pendant une quinzaine de minutes; elle devient de plus en plus étroite et sinueuse. Plus de maisons, plus de voitures, plus rien que des virages et des côtes. Tout d'un coup nous entrons dans un minuscule village qui semble abandonné. Et là, surprise ! Au milieu des maisons quasi en ruines, une petite vieille tout de noir vêtue nous regarde passer d'un air absent et indifférent. 

Le soleil est revenu, le ciel est d'un bleu on ne peut plus bleu, la température a monté d'une dizaine de degré, le paysage est plein d'une lumière éclatante. Nous sommes rassurés.... nous sommes bien en Corse... la vraie... comme nous l'avions imaginée!  Les plus belles vacances de toute notre vie peuvent commencer.

Poursuite de la balade de village en village jusqu'à la tombée de la nuit, dîner frugal à Ajaccio puis retour à l'hôtel pour un sommeil réparateur.

 
Le Conseil du  Jour

Si un jour vous vous rendez en Corse en bateau et  que, lorsque celui-ci quitte le quai, le temps est incertain, évitez de vous installer sur le pont supérieur à l'arrière du bateau car vous risqueriez de vivre la même mésaventure que nous.

Lorsque notre bateau a quitté le port de Toulon, nous nous sommes rendus sur le pont supérieur du bateau (découvert) sur lequel se trouve la piscine. Nous nous étions installés dans un petit recoin à l'abri du vent et nous nous amusions à reconnaître les villes et les villages sur la côte qui s'éloignait. Lorsque la côte a disparu et que nous nous trouvions en pleine mer, nous nous sommes rendus compte que nous étions seuls sur le pont, que le ciel était absolument noir de nuages. Un orage extrêmement violent a éclaté et il s'est mis à tomber des cordes. Nous avons tenté de rejoindre l'intérieur du navire mais  pour y accéder il fallait passer par les ponts latéraux. Or, la vitesse du vent de pleine mer augmentée par la vitesse du bateau rendait tout déplacement absolument impossible et les gouttes de pluie donnaient l'impression de milliers de couteaux qui s'enfonçaient dans le visage. Nous avons du rebrousser chemin et retourner dans notre abri de fortune. L'orage redoublait d'intensité et le niveau de l'eau commençait à monter sérieusement sur le pont car elle parvenait plus à s'évacuer. Le vent très violent était devenu glacial.

Nous sommes restés là, blottis l'un contre l'autre pour tenter de nous réchauffer (nous étions en T-shirt) en attendant que cela se passe... Cela a duré plus d'une heure avant que la pluie ne cesse de tomber !

Je vous laisse deviner à quoi nous pensions, nous les deux c..., coincés dans notre abri à grelotter les pieds dans l'eau ...

Au naufrage du Titanic ! 

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